20.03.2007
La campagne officielle a commencé
C'est dans une grande ferveur et une émotion intense que nous avons célébré à notre façon le début de la campagne officielle au Zenith avec Nicolas Sarkozy.
L'homme s'est exprimé avec beaucoup de sincérite envers la jeunesse, en l'encourageant à réaliser ses rêves et à ne pas renoncer face aux conservatismes.
C'est ce que nous faisons au quotidien au sein des Jeunes Populaires et tout particulièrement dans le XIIIème.
Or c'est dans l'Est Parisien que nous avons besoin de vous, face à la main mise de la gauche. C'est le moment où jamais de participer, car le dernier mois avant le premier tour va très bientôt débuter.
C'est pour nous tous le moment de saisir cette occasion unique de faire triompher nos convictions et de mettre la France sur le chemin de la prospérité et du progrès.
Nous comptons sur vous et votre soutien.
Fraternellement,
Arnaud
10:20 Publié dans Actu nationale | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Politique, UMP, Sarkozy, Présidentielles 2007, Jeunes Populaires, Jeunes Populaires Paris, PS
11.01.2007
Les recettes fiscales de la mère Royal
Dans un pays où la pression fiscale atteint des niveaux supérieurs à la moyenne européenne et où les finances publiques sont notoirement mal gérées, la candidate du parti socialiste, par la voix de son compagnon, annonce des augmentations de l’impôt sur le revenu.
Là où dans d’autres pays les gouvernements de droite et de gauche cherchent à garder la pression fiscale basse pour dynamiser l’activité économique en encourageant la création de richesse, les socialistes français en reviennent à leurs méthodes des années 80 qui n’ont d’ailleurs jamais marché.
Leur politique veut partager les fruits de la croissance : encore faut-il qu’on ne tue pas cette croissance dans l’œuf. Si on veut vraiment redistribuer, il est de meilleure politique de permettre d’augmenter la taille du gâteau.
Le problème des socialistes est qu’ils ne comprennent toujours pas comment fonctionne un marché. Pour eux, augmenter les impôts, cela signifie simplement plus de rentrées fiscales et moins d’enrichissement. Le problème est qu’en augmentant les impôts il est prouvé qu’on décourage les acteurs économiques de créer davantage de croissance dans la mesure où l’effort devient trop grand par rapport aux gains nets d’impôt.
Or, jusqu’à présent, le seul vrai remède efficace contre le chômage ou la pauvreté, c’est la croissance. C’est à se demander si les socialistes ne préfèrent pas enfermer les gens dans la dépendance de l’état dans un cercle vicieux trop classique en France : trop d’impôt, faible croissance, chômage, assistance…
Derrières les beaux sourires et les bravitudes-platitudes de Ségolène Royal, il y a un programme économique à contre-courant de l’Europe et du Monde et qui a fait la preuve de son incurie.
15:19 Publié dans Actu nationale | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Politique, UMP, Sarkozy, Jeunes Populaires, Jeunes Populaires Paris, Présidentielles 2007
14.11.2006
Les perspectives pour 2007
La campagne du PS touche à sa fin et il y a de quoi rester perplexe : la seule réforme de société majeure qui en est ressortie, c’est la proposition d’instaurer des jurys citoyens aux contours flous. En revanche, l’emploi, qui est invoqué de manière incantatoire comme une priorité, ne fait l’objet d’aucune mesure innovante, pas plus que les perspectives de croissance.
Cela étant, l’élection présidentielle est ainsi faite que, malgré cette absence de propositions, le PS et son candidat (ou sa candidate) pourrait bien gagner. François Hollande qu’on a tendance à sous-estimer en raison de sa mollesse apparente a bien mené sa barque jusqu’à présent. Ainsi, malgré quelques couacs, les primaires sont une opération de communication réussie. Ensuite il a réussi à négocier avec ses partenaires de gauche : les radicaux ne présenteront pas de candidat. Par ailleurs, Marie-Georges Buffet est en bonne position pour prendre la tête du mouvement « anti-libéral » ce qui devrait leur permettre de neutraliser les forces les plus extrêmes (LCR, Attac, et collectifs divers etc.) et ouvrir la voie à une future coalition gouvernementale. La candidature de Jean-Pierre Chevènement qui a annoncé qu’il se retirerait en cas de risque de présence de JM Le Pen au deuxième tour n’est pas un grand risque et pourrait prendre autant de voix à la droite.
La conclusion de tout cela est que l’UMP doit être vigilante et ne pas se contenter d’avoir un programme solide et un candidat brillant. A droite, François Bayrou joue sa carte : tout en défendant des mesures économiques de droite, il martèle depuis des mois un discours sur la démocratie qui sonne juste et milite prétendument en faveur de la fin du clivage droite/gauche. Il y a des choses intéressantes dans ce que dit Bayrou mais ces prises de positions théoriques ne sont pas à la hauteur des enjeux actuels que sont le chômage de masse, le retour de la croissance et les finances publiques : il est naïf de dire qu’un changement dans la méthode de gouvernement est la clé des problèmes que connaît la France. Par ailleurs, la droite nationaliste de Villiers à Le Pen en passant par Dupont Aignan ressort les vieilles rengaines qui peuvent séduire des électeurs perdus.
Pour faire face à tous ces adversaires et faire adhérer les Français à ses projets de réforme, l’UMP doit s’appuyer sur sa diversité pour convaincre les Français. A sa création, l’UMP avait trois grandes composantes : gaulliste, libérale et centriste. Cette famille est unie autour de principe forts : le respect de la liberté de chacun, un certain patriotisme, l’attachement à la construction européenne, l’égalité des chances, la promotion du travail, de l’entreprise et du mérite.
Le projet de l’UMP est construit sur ces valeurs. A ce jour, seule l’UMP propose des solutions aux problèmes graves que doit surmonter la France. On peut ne pas être d’accord sur tout avec Nicolas Sarkozy, mais même ses ennemis lui reconnaissent au moins une chose : le courage de dire ce qu’il pense quitte à aller parfois à rebrousse poil de l’opinion.
Nous, militants UMP, ne sommes pas des idolâtres comme on peut nous imaginer. Nous sommes dans un parti qui compte 300 000 adhérents – le premier parti de France. Il y a forcément des différences de sensibilité et nous ne sommes pas forcément d’accord sur tout. Néanmoins, nous sommes unis par la conviction qu’il faut une rupture avec le statu quo qui bride les forces vives de notre société.
David Méheut
16:43 Publié dans Actu nationale | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Sarkozy, UMP, politique, Jeunes Populaires, Jeunes Populaires Paris
10.11.2006
Débat houleux au PS
Hier avait lieu de dernier débat des primaires du PS. Derrière une apparente bonne entente, ou du moins une absence de sifflets... se cache une lutte interne en règle : le petit film sur Ségèlene qui circule en ce moment et fait le tour du "Tout-Internet" fait froid dans le dos. On y découvre une femme d'une extrême rigidité, fermée au débat, et faisant des propositions que Sarkozy n'oserait pas faire. Notons par ailleurs que la manoeuvre n'est pas très honorable...
17:34 Publié dans Actu nationale | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : politique, ump, jeunes populaires, jeunes populaires paris
09.10.2006
BRAVO A ALAIN JUPPE
Communiqués du 8 octobre 2006
L’Union pour un Mouvement Populaire par la voix de ses Porte Parole Valérie PECRESSE et Luc CHATEL se félicite de la brillante réélection dès le premier tour de Alain JUPPE à la tête de la mairie de Bordeaux. En accordant de nouveau leur confiance à Alain JUPPE, les Bordelaises et les Bordelais témoignent de leur attachement et de leur reconnaissance à un homme qui s’est consacré de tout son coeur au rayonnement de leur ville. L’UMP adresse à Alain JUPPE toutes ses félicitations pour cette belle victoire.
Valérie PECRESSE et Luc CHATEL
Porte Parole de l’UMP
Communiqué d'Eric Woerth
Alain JUPPÉ a gagné l’élection municipale de Bordeaux dès le premier tour. Cette belle victoire montre la confiance que lui témoignent les bordelais. Comme tous les amis de Alain JUPPÉ, je m’en réjouis politiquement. Je m’en réjouis aussi sur un plan plus personnel. Après avoir traversé des épreuves très dures avec courage et élégance, Alain JUPPÉ revient dans la vie politique française par la voir royale, celle de l’élection. Nul doute qu’au delà de son implication régionale, Alain JUPPÉ fera entendre à nouveau sa voix sur le plan national. Nul doute non plus qu’il le fera pour renforcer encore l’unité de la droite républicaine, au sein de l’UMP, parti qu’il a créé et que Nicolas SARKOZY a brillamment développé. Nul doute que l’aide qu’il décidera d’apporter au candidat issu de nos rangs sera loyal et décisive. Nul doute enfin que son engagement sera celui d’un homme libre.
Eric WOERTH
Trésorier national de l’UMP
Ancien Ministre
Député-Maire de Chantilly
17:21 Publié dans Actu nationale | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : UMP, Politique, Sarkozy, Jeunes Populaires Paris, Jeunes Populaires
19.09.2006
La gauche divisée et fuyante
Conférence de presse des porte-parole
Lundi 18 septembre 2006
Valérie Pécresse
Thierry Solère, conseiller exécutif UMP chargé des blogs
Une gauche divisée et fuyante
Le grand oral des candidats socialistes à l’investiture qui s’est tenu ce week-end à Lens a montré « une nouvelle fois à quel point la gauche était divisée et fuyante face à une UMP lucide et courageuse » a déclaré Valérie Pécresse.
« La pratique d’un exercice extrêmement convenu qui consiste à interdire les questions directes des militants dans la salle », est venue témoigner « de la peur du Parti socialiste d’organiser en son sein un vrai débat démocratique ». Ainsi, tout a été « prévu pour éviter des éclats de sincérité », à l’instar de celui qui s’est produit la semaine passée entre une jeune militante socialiste et Ségolène Royal. Une gauche qui a montré « sa peur d’aborder les sujets qui fâchent, qui sont pourtant les grands rendez-vous de demain » a relevé la porte-parole. Et de dénoncer la posture « de ces candidats divisés qui ne se savent se retrouver que dans le haro sur Nicolas Sarkozy », une façon pour « eux de masquer une absence totale de débat sur le fond » ! Quand à l’extrême gauche, elle semble prendre le même chemin : « le Parti communiste et les partis d’extrême gauche » se sont également divisés ce week-end lors de la fête de l’Humanité.
Une UMP lucide et courageuse
L’UMP, quant à elle, assume de porter le débat politique sur le fond. Ce qui signifie : « dire la vérité aux Français, lancer de vrais débats sur des sujets de fonds (école, immigration, sécurité, retraite), avoir le courage d’instaurer un dialogue avec nos concitoyens et de mener une pédagogie sur tous ces sujets à sept mois d’une échéance démocratique décisive » a affirmé la porte-parole.
Intervention de Jacques Chirac : nécessaire et utile
L’UMP par la voix de Valérie Pécresse s’est félicitée de l’intervention du président de la République sur Europe 1. « Une intervention nécessaire et utile à la vielle de l’assemblée générale des Nations Unies ». « Il était important d’expliquer aux Français la position de la France au Proche-Orient, vis-à-vis de l’Iran et du Liban ».
« Une intervention nécessaire et utile » quand le président de la République appelle « le gouvernement à travailler jusqu’au bout du quinquennat ».
A cet égard, elle a salué « l’engagement de Jacques Chirac d’affecter le supplément de recettes fiscales à la réduction de la dette ». Une « décision essentielle pour les générations futures », qui va « enclencher un mouvement de bonne gestion très important pour l’avenir de notre pays ». Elle a également salué l’engagement du chef de l’Etat « de procéder désormais à une négociation avant toute modification du code du travail ». « Là encore, une position que défend l’UMP et notamment Nicolas Sarkozy ». « Une décision de nature à mener des réformes dans la sérénité et la concertation » a-t-elle poursuivi.
Interrogé sur le calendrier électoral, Valérie Pécresse a rappelé qu’il y a deux temps : « le temps du gouvernement qui est celui de l’action immédiate » et « le temps des grandes réformes, celles que nous ferons entre 2007 et 2012, qui nécessitent maturation, pédagogie, convictions et débat démocratique ». « Ces réformes là », nous les mènerons, « une fois validées par le suffrage universel » a-t-elle ajouté.
Nicolas Sarkozy, meilleur défenseur des intérêts français à l’étranger
Sur les relations transatlantiques, Valérie Pécresse a tenu à souligner qu’il n’existait aucune divergence entre la vision « du président de la République qui appelle à une relation de confiance et non de soumission avec les Etats-Unis » et celle exprimée par Nicolas Sarkozy lors de son déplacement Outre-Atlantique au cours duquel il a déclaré : « alliés ne veut pas dire ralliés » ! Pour Valérie Pécresse, « jamais Nicolas Sarkozy n'a failli à sa réputation de grand défenseur des intérêts français à l'international, dès lors que ses fonctions lui en donnaient l'occasion » notamment dans le dossier d’Alstom, de Sangatte ou de la lutte contre le terrorisme. Et de relever que sur la question de l'adhésion de la Turquie à l'Europe, le président de l'UMP « n'a pas hésité à défendre les positions françaises, qui ne sont évidemment pas les positions américaines, puisque les Etats-Unis ne sont pas favorables à l'entrée de la Turquie dans l'Europe ».
20:15 Publié dans Actu nationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : UMP, présidentielles 2007, Jeunes Populaires, Jeunes Populaires Paris, Politique
15.09.2006
Retraites: Sarkozy affiche sa volonté d'agir
A l'occasion de la convention de l'UMP consacrée au Logement, jeudi 14 septembre, Nicolas Sarkozy a assuré que l'UMP, en cas de victoire en 2007, conduira la réforme des régimes spéciaux de retraite.
"Ceux qui veulent expliquer aux Français qu'avec moins de cotisants, plus de retraités, qui vivent plus longtemps, il n'y a pas besoin de réforme, eh bien ils n'ont pas la même conception du courage politique (que moi), parce que le courage en politique, c'est de dire la vérité" a fait valoir le président de l'UMP.
Et de plaider pour une réforme "concertée". "Je sais d'expérience qu'une bonne réforme est une réforme concertée, qui a du dialogue, où il y a un constat partagé" a-t-il affirmé.
"Nous demanderons au conseil d'orientation des retraites de faire un constat, de tracer des pistes" et "discuterons avec les partenaires sociaux que je ne considère pas comme des adversaires mais comme des hommes et des femmes responsables et raisonnables" a-t-il ajouté.
14:41 Publié dans Actu nationale | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Sarkozy, politique, UMP, Jeunes Populaires, Jeunes Populaires Paris, 2007
14.09.2006
Ségolène Royal connaît-elle ses dossiers?
Lettre de Thierry Mariani adressée à Ségolène Royal
Extraits:
Pour la deuxième fois en moins d’un mois, vous proposez la création de « visas saisonniers réguliers » grâce auxquels « les travailleurs pourraient en toute sécurité revenir dans leur pays et avec un visa saisonnier durable revenir l’année suivante ».
Chère collègue, c’est déjà fait !
En mai dernier, notre Assemblée a consacré 53 heures de débat à la discussion de la loi sur l'immigration et l’intégration présentée par Nicolas Sarkozy. Il est vrai que vous n’avez pas participé aux débats, déposé aucun amendement et assisté à aucune séance.
Je tiens donc à vous informer que l’article 12 de la loi (article 10 du projet) a été discuté lors de la 3ème séance du jeudi 4 mai 2006. Votre collègue Bernard Roman, député PS du Nord, porte-parole de votre groupe pourra très certainement vous confirmer mes propos. Cet article crée une carte de séjour de travailleur saisonnier, valable 3 ans, qui autorise son titulaire à travailler 6 mois par an en France.
Vos relations avec votre groupe parlementaire étant peut-être complexes et afin de vous faire gagner du temps, je vous prie de bien vouloir trouver ci-joint le texte de la loi surligné en son article 12.
En tant que rapporteur de ces textes, je reste bien entendu à votre entière disposition pour vous expliquer les 2 réformes majeures que la majorité UMP a votées à l’initiative de Nicolas Sarkozy.
Par ailleurs, je ne manquerai pas de vous faire suivre les autres éléments des réformes que nous avons votées et des éléments du programme de l’UMP si vous souhaitez continuer à vous en inspirer.
Thierry MARIANI,
Député UMP de Vaucluse,
Rapporteur de la loi du 24 juillet relative à l’immigration et à l’intégration
Communiqué du 14 septembre 2006
15:11 Publié dans Actu nationale | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Sarkozy, Politique, UMP, Politique Critique, 2007, Jeunes Populaires, Jeunes Populaires Paris
11.09.2006
Que disent vraiment les hommes politiques?
Le grand problème des médias, de la presse quotidienne et en particulier du Monde est que ces journaux passent totalement sous silence les idées et les propositions que les hommes politiques développent dans leurs discours. Au final, ils contribuent à abaisser le débat démocratique qu'ils prétendent permettre.
Ce blog prend donc l'initiative de publier certains de ces discours en espérant donner aux citoyens une possibilité de s'informer.
Intervention de Pierre MEHAIGNERIE, Secrétaire général de l’UMP devant les jeunes populaires - Universités d’été de l’UMP - Marseille – 1er sept. 2006
"Chers Amis,
Je suis heureux de vous retrouver, vous tous qui êtes venus parfois de très loin, de Bretagne, d’Alsace, de région parisienne …et pour certains d’un peu plus près, puisqu’il me semble que la région PACA qui nous accueille est bien représentée.
Merci à Marseille et à son maire Jean-Claude Gaudin de nous recevoir si chaleureusement pour ces universités d’été exceptionnelles, à l’image de l’année politique qui commence. Ils ont accompli un travail de préparation formidable avec votre équipe nationale. Je veux ici saluer avec beaucoup d’amitié votre président Fabien de Sans-Nicolas et tous les délégués nationaux qui ont été élus à ses côtés le week-end dernier.
Fabien n’a pas seulement montré des talents d’organisateur – il en faut pour animer un mouvement qui est passé de 15 000 à 25 000 adhérents ! –, il s’est engagé résolument pour faire des Jeunes Populaires une véritable force militante. Je voulais le remercier du travail de formation entrepris depuis un an. Plusieurs week-ends nationaux ont permis de former des centaines d’entre vous sur le fond – nos valeurs et le projet que nous défendons – comme sur la forme – l’action locale, la prise de parole, sont aussi décisives.
Cet effort de formation est pour moi crucial. Je l’ai mesuré lors des élections régionales : nous n’avons pas suffisamment répondu aux arguments d’ATTAC, à la caricature de notre action, par ceux-là même qui, hier, nous proposaient les solutions qui ont partout échoué.
On ne tarit pas sur ATTAC, et sa bêtise idéologique. Je ne veux pas cependant me contenter d’une critique facile. Ne m’attendez pas sur le terrain des phrases assassines et des slogans réducteurs. Je viens vous parler de ce qui est pour moi l’essentiel. De convictions. D’idées. Du contenu de notre projet pour la France d’après.
Henry Kissinger avait dit un jour qu’un homme d’Etat, c’est celui qui est capable de conduire un pays d’un état A où il se trouve à un état B où il n’est jamais allé. Cette analyse que je partage me conduit à poser trois questions :
Sur l’homme d’Etat, d’abord : Dans l’arc-en-ciel politique français, qui peut être aujourd’hui cet homme d’Etat ? J’ai ma réponse et vous avez certainement la vôtre… Je vois qu’on se comprend.
Sur l’état A, ensuite : Quel est l’état actuel de la France ? En d’autres mots : quel est notre diagnostic sur les forces et les faiblesses du pays ?
Enfin sur l’état B : Quelle France voulez-vous trouver dans cinq ans ? Et par quels moyens y arriver ?
Pour engager cette campagne, le premier impératif, c’est d’oser dire la vérité et de ridiculiser les menteurs, les démagogues
Cela ne veut pas dire sombrer dans le catastrophisme. A la question « la France décline-t-elle ? », ma réponse est non. Mais depuis 15 ans la France prend du retard du fait d’une croissance anémique.
Si la France avait eu la même croissance que la Grande-Bretagne sur cette période, nous aurions aujourd’hui :
- Un million d’emplois en plus
- 10 à 20% de pouvoir d’achat en plus
- Des dépenses de vieillesse et de santé financées sans endettement.
En 15 ans, nous sommes passés du 8e au 16e rang pour la richesse par habitant. Le tableau est encore pire pour l’Indice de Développement Humain qui prend en compte l’espérance de vie, l’éducation et le niveau de vie : depuis 1995, nous sommes descendus du 2e au 17e rang mondial.
Sur le terrain, le bilan n’est pas forcément plus heureux. Parmi les 160 régions européennes, seules deux régions françaises, la Bretagne et les Pays de la Loire – et ce n’est pas un hasard si elles étaient alors gérées par des majorités de droite, avec François Fillon et Josselin de Rohan à leur tête – ont vu leur PIB par habitant augmenter aussi vite que les régions étrangères les plus dynamiques, la Bavière et l’Irlande notamment.
Pendant ce temps au palmarès…
- De la dépense publique,
- De l’imposition du capital,
- De l’imposition du travail,
…Nous sommes restés les vice-champions.
Et pourtant l’espoir est à portée de main. Pourquoi ? Nos atouts sont nombreux :
- La démographie
- Le système de santé
- L’espérance de vie
- Le nombre de grandes entreprises.
- La qualité de vie en France.
Autre raison d’espérer, des pays dans des situations beaucoup plus difficiles que les nôtres ont pu corriger leurs faiblesses : la Suède, l’Irlande, la Grande-Bretagne, l’Espagne.
C’est pourquoi j’ai l’intime conviction que la fin du chômage français peut devenir une réalité…
- Si l’excès de réglementation et de bureaucratie recule ;
- Si la compétitivité des entreprises se renforce ;
- Si les dépenses publiques freinent ;
- Si l’Europe de la connaissance se renforce.
Oser dire la vérité c’est aussi écouter ce que disent de notre pays nombre d’observateurs étrangers :
- La France est « sur-administrée et sous-organisée »,
- La France est « une sociale-démocratie molle et profondément inégalitaire » ;
- Cela rejoint l’analyse du Canadien Timothy Smith : « l’Etat providence profite à ceux qui n’en ont pas besoin ».
- Lors de la dernière grande défaite de notre famille face à la gauche, en 1997, l’historien François Furet avait aussi constaté : « Sur l'emploi, la droite n'a pas dit grand-chose, de peur de déplaire, et la gauche a dit des choses fausses, pour plaire ». Aujourd’hui, il est grand temps, non pas de plaire à tout prix, mais de prendre la parole sans peurs et sans tabous.
Une fois le diagnostic sur la table, nous devons décider où nous voulons parvenir. A l’UMP, j’ai toujours défendu le P de Populaire. Voici comment cela peut se traduire :
- Une France au-dessous de 5% de taux de chômage en 2012. Je tiens à signaler que les décisions prises par la majorité depuis 2002 mises en œuvre par Jean-Pierre Raffarin, Dominique de Villepin et Jean-Louis Borloo nous ont mis sur la bonne voie, puisque le taux de chômage
- Du pouvoir d’achat pour les bas salaires, pour mettre fin au sentiment de déclassement des salariés proches du SMIC : c’est pour cette raison que j’ai défendu ces derniers mois le doublement de la Prime pour l’Emploi.
- Plus de compétitivité pour les entreprises, pour parer les délocalisations dont les salariés modestes sont les premières victimes.
- Une fiscalité plus juste.
- L’accession sociale et très sociale à la propriété. Là encore, le gouvernement depuis 2002, avec mon ami Marc-Philippe Daubresse, a réalisé un effort sans précédent.
- Des mesures concrètes pour l’égalité des chances. Nicolas Sarkozy a eu raison d’ouvrir le débat sur la discrimination positive.
Comment parvenir à la réussite économique ? Je propose cinq leviers.
1) Passer d’une société de défiance à une société de confiance en légiférant moins, en simplifiant la vie des entreprises et des citoyens plutôt que d’infantiliser les Français. On tombe aujourd’hui dans une suspicion maladive vis-à-vis de toute initiative individuelle, dans une obsession réglementaire, comme s’il fallait à chaque instant et à tout prix materner, visser, interdire la prise de risque. Des exemples finissent par être comiques à force d’absurdité comme la réglementation florissante de l’urbanisme avec ses 140 sigles, parmi lesquels les AFU, les FRAFU, les EPARECA, les SCOT, les ZIF, les ZIL, les ZIP et les ZIRST, et j’en passe…
2) Rendre l’Etat plus efficace
En France ce n’est pas l’entreprise qui est malade. C’est l’Etat qui gère de loin, qui gère mal, qui gère sans courage. N’hésitons pas à décentraliser, à décloisonner, et à supprimer les doublons chaque fois que nécessaire.
3) Réduire les dépenses publiques.
De grosses dépenses publiques nécessitent des prélèvements obligatoires plus élevés. Ceux-ci pèsent sur les ménages et sur les entreprises, directement ou non (du fait de la baisse de la consommation et de l’augmentation du coût du travail). Dans tous les cas, de grosses dépenses publiques entraînent de petits salaires.
Nous devons garder pour ligne une croissance zéro des dépenses. La fonction publique doit rester stable. Les collectivités locales doivent ici donner l’exemple.
Il nous faut un président convaincu que la discipline est nécessaire pour convaincre à son tour l’opinion. La population adhèrera si on lui montre que les recettes dégagées seront justement partagées entre la baisse de l’endettement, l’investissement dans l’économie du savoir, les dépenses de retraites et d’assurance-maladie, enfin le pouvoir d’achat.
4) Un choc de confiance pour les PME.
La France a de jeunes entreprises qui n’arrivent pas à dépasser une certaine taille pour devenir des leaders mondiaux. Pour permettre à des Bill Gates d’émerger en France, il faut donner aux PME de la souplesse et de la rapidité, des coûts salariaux compétitifs, un environnement fiscal compétitif. Les entreprises ont besoin d’être aimées. Elles sont trop souvent vilipendées et caricaturées. Exonérer les œuvres d’art et pénaliser les entreprises créatrices de richesses, comme l’a voulu la gauche derrière Fabius, est lourd de signification.
5) Une économie du savoir plus performante.
Cela impose de mettre fin à la sortie du système scolaire de 150 000 jeunes sans qualification par an. Chacune de ces 150 000 situations doit trouver une réponse ; la réforme Fillon s’est emparée du problème et a proposé des mesures significatives.
Parce que chacun a droit à une deuxième chance, il faut aussi un effort sans précédent pour la formation tout au long de la vie et la promotion de l’ascenseur social.
L’économie du savoir passe par une autonomie plus forte des universités plus efficaces, pour qu’elles soient plus efficaces. L’UMP tiendra dans les semaines qui viennent une convention sur l’Université. Chacun pourra s’y exprimer. Une fois de plus, le débat est ouvert à l’UMP.
Il faut bien sûr rapprocher l’université de l’entreprise : des stages de découverte d’une semaine au moins tous les ans au lycée, un stage obligatoire d’un mois au minimum tous les ans à partir du bac, un séjour obligatoire de deux mois au moins à l’étranger (stage, échange ou mission humanitaire) avant la licence sont logiques, en offrant à ceux qui en ont besoin des informations précises et un appui financier.
Pour passer des paroles aux actes sur l’égalité des chances, pourquoi ne pas réserver des places en classes préparatoires aux 10% les meilleurs de chaque lycée ? Pourquoi ne pas réserver un quart des places dans les grandes écoles aux étudiants venus de l’université, et un autre quart aux diplômés des IUT et des BTS ?
Enfin le système des bourses doit être amélioré : il doit être rendu plus généreux pour les étudiants défavorisés et il doit parallèlement mieux prendre en compte le mérite : pourquoi ne pas moduler les aides en fonction des résultats scolaires, en les augmentant de 25% pour les mentions « Assez bien », de moitié pour les mentions Bien, en les doublant pour les mentions Très bien ?
Pour concilier les solutions sociales et les solutions libérales, la droite et le centre sont les mieux placés aujourd’hui.
Pourquoi ?
Il ne peut pas y avoir d’efficacité économique sans esprit de justice et sans exemplarité au sommet. La nécessité de trouver dans chaque décision, dans chaque action, un juste équilibre entre ces deux impératifs d’efficacité et de justice, a toujours été au cœur non seulement de notre discours mais aussi de nos actes. Nos élus ont souvent été en pointe des innovations sociales. Nous ne nions pas l’esprit de justice chez nombre d’élus militants ou élus socialistes ; ce qui diffère, ce ne sont pas les objectifs mais les moyens mis en œuvre et les résultats obtenus.
D’ailleurs, un fait doit être rappelé : les ouvriers et les employés ont été les grands perdants des deux septennats de Mitterrand, à l’inverse de la période des Trente Glorieuses.
Que penser alors du programme élaboré par les dirigeants du PS ?
Passons sur le gonflement projeté de la fonction publique, la multiplication des avantages statutaires, et les autres engagements corporatistes dont le coût retombera sur les salariés modestes du privé. Personne, même à l’intérieur du PS, ne s’aventure à les chiffrer avec précision.
Mais peut-on parler d’un projet socialiste d’avenir quand l’audace consiste, pour le PS, à renationaliser EDF à 100%, au prix minimal de 12 milliards d’euros et en revenant sur toute la stratégie européenne de l’entreprise ?
Peut-on évoquer un projet responsable quand on apprend qu’en cas de victoire, le PS, toujours généreux avec les ressources des autres, portera le SMIC à 1500 euros, le rendant inabordable pour les PME et faisant de 40% des salariés des smicards par un effet de voiture-balais ?
Que dire enfin de l’abolition promise de la réforme des retraites ? Le PS veut abroger « d’un trait de plume » la loi Fillon, supprimera-t-il de la même manière le vieillissement de la population ? Supprimera-t-il par magie la nécessité de financer les retraites ?
La vérité, c’est que le projet socialiste est anti-social.
Pour reprendre l’expression de Soljenitsyne, « crois les yeux, pas les oreilles ». L’observation nous conduit à reconnaître l’efficacité des solutions de la Bavière, de l’Irlande ou de la Suède, tous pays qui ont choisi la voie sociale-libérale. Les meilleurs résultats en matière sociale sont obtenus dans les pays qui associent certaines valeurs plutôt que de les opposer : l’efficacité et la solidarité ; l’individu et la communauté, la liberté et la responsabilité ; les droits mais aussi les devoirs. Et s’il fallait mettre en exergue une valeur qui conditionne la réussite, c’est la responsabilité
J’aime à me présenter comme lucidement libéral, résolument social et profondément européen. C’est à partir de ces convictions que j’ai fait mon choix pour 2007.
Notre pays a besoin d’un décideur visionnaire, qui puisse donner une cohérence à ses intuitions politiques. Il a besoin d’un homme qui sache convaincre, en trouvant à partir de son expérience les mots qui vont au cœur de tous. Les Français veulent être rassurés, mais aussi enthousiasmés, car ils n’en peuvent plus de l’immobilisme et des dérobades.
Non, comme le dit si bien Nicolas Sarkozy, la France n’a pas peur du changement, mais elle l’attend.
Parce qu’il fait bouger les lignes de clivages traditionnelles, parce qu’il associe comme aucun autre la fermeté et la justice, parce qu’il incarne le refus de l’impuissance politique, je me reconnais sans hésitation dans Nicolas Sarkozy.
C’est lui qui symbolise aujourd’hui l’initiative réussie dans notre pays. C’est lui qui a fait de notre mouvement la première force politique de France, avec plus de 260 000 militants – un parti véritablement populaire, fédérant des Français et des Françaises de tous les âges et de toutes origines.
Et c’est évidemment Nicolas Sarkozy que je vous demande de soutenir tout au long de cette année, sur vos lieux d’études et de travail, et aussi avec ceux que vous ne connaissez pas encore, mais qui sont appelés à devenir des amis dans le combat commun".
Pierre MEHAIGNERIE
09:56 Publié dans Actu nationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Politique, Politique Critique, UMP, Jeunes Populaires, Jeunes Populaires Paris, Sarkozy
07.09.2006
"La France a besoin de changement" - E Balladur
Interview d’Edouard Balladur
Ancien Premier ministre
Député de Paris
Le Figaro du 7 septembre 2006
En juin, après le discours très «social» prononcé par Nicolas Sarkozy à Agen, vous vous étiez élevé contre la tentation de l'«autre politique». Le malentendu est-il dissipé ?
Il n'y en a eu aucun. J'ai simplement rappelé qu'une «autre politique» – ce n'est d'ailleurs nullement celle qu'il a défendue – consistant à fermer les yeux sur les déficits et à se laisser aller sur le plan monétaire pour créer les conditions de la croissance n'aurait aucune chance de succès.
Mais Nicolas Sarkozy n'est-il pas fondé à souligner que son projet peut aussi garantir une meilleure justice sociale ?
Chacun le sait, la politique sociale n'est garantie que par une bonne politique économique. Là, il y a deux voies possibles : affirmer, comme le font certains, que c'est par le déficit budgétaire, la dévaluation et l'inflation que l'on résoudra les problèmes ; et puis il y a la politique que je crois la bonne : atteindre la prospérité grâce à une gestion plus responsable des finances publiques, à la stabilité monétaire et à la libération des énergies par de profondes réformes. Réfléchissez : depuis de nombreuses années, la France supporte de lourds déficits budgétaires et bénéficie de bas taux d'intérêt. Cette politique nous a-t-elle apporté la croissance et l'emploi sur la durée ? Non. Pourquoi ? Parce que nous n'avons pas fait les efforts de réforme nécessaires : réduction des déficits publics, modification du marché du travail, de l'enseignement, baisse des prélèvements publics... Seule la réforme peut créer les conditions d'une vraie justice sociale. Celle-ci est caractérisée non par un assistanat généralisé, mais par l'accession de tous aux fruits du progrès, grâce à la participation et à l'actionnariat. Voilà le libéralisme populaire auquel je suis attaché depuis si longtemps.
Nicolas Sarkozy a aussi reproché à la Banque centrale européenne de trop se préoccuper de l'inflation et pas assez de la croissance...
Il a eu raison, il faut combiner les deux. Il est vrai qu'en l'absence d'autorité gouvernementale européenne, la Banque centrale est conduite à affirmer son rôle, mais chacun a le droit de juger son action : aujourd'hui, je considère qu'il serait fâcheux d'augmenter les taux d'intérêt sous prétexte de lutter contre l'inflation.
À Marseille, ce week-end, Nicolas Sarkozy a réaffirmé la nécessité de la rupture. Approuvez-vous le mot ?
Oui. La rupture est nécessaire. Les Français ont un besoin profond de changement et de renouveau. Je pense qu'ils se rendent compte qu'à trop rester dans le statu quo la France a pris un retard important.
Que pensez-vous de la présence de Doc Gynéco et Johnny Hallyday à Marseille ?
Parce que l'on chante des chansons, on n'aurait pas le droit d'avoir des opinions politiques ? Ce serait de la discrimination négative...
Nicolas Sarkozy est désormais «en situation». Peut-on dire dès maintenant qu'à droite, on connaît le candidat de l'UMP ?
Cela se décidera au mois de janvier. En réalité, le moins qu'on puisse dire, c'est que cela se présente très bien pour Nicolas Sarkozy. Je m'en réjouis.
Peut-on incarner le changement quand on reste au gouvernement ?
M. Giscard d'Estaing y a réussi en 1974, en faisant campagne sur le thème du changement dans la continuité. Nicolas Sarkozy a fait son choix. Il est solidaire du gouvernement, il est directement responsable des problèmes de sécurité. Pour le reste, on ne peut pas partir du principe qu'il est interdit à ceux qui sont au pouvoir de proposer autre chose que ce qui a été fait !
Dominique de Villepin peut-il encore se présenter ?
On peut tout imaginer. Il n'y a pas de candidature autorisée ni de candidature interdite.
Michèle Alliot-Marie envisage aussi «d'y aller» pour représenter la sensibilité gaulliste...
Elle en a bien entendu le droit. Que signifie «au nom du gaullisme» ? Comment saurions-nous ce que de Gaulle aurait fait aujourd'hui ? On le fait trop parler ! C'est le thème du livre que je publie bientôt. De Gaulle défendait l'idée qu'il fallait «épouser son temps». Eh bien, épousons notre temps ! Cela ne veut pas dire qu'il n'y a pas dans son message des principes de base qui demeurent, tels que la paix entre les peuples, la liberté des nations, la participation. Ces principes sont susceptibles de multiples applications.
Le président de la République a dit qu'il se poserait la question d'un troisième mandat au début de l'année 2007. Ce calendrier est-il compatible avec celui de l'UMP qui choisira son candidat en janvier ?
Ce sera à lui à l'apprécier. Votre question est un peu théorique. Imaginez ce que sera le climat politique en janvier après que l'UMP aura choisi son candidat.
À moins que des événements exceptionnels ne se produisent sur la scène internationale...
Gardons-nous d'ériger cet argument en principe, faute de quoi tous les responsables de par le monde estimeraient devoir rester en place !
On évoque souvent l'expérience du chef de l'État. Cet atout peut-il le conduire à se représenter ?
Le temps fait son oeuvre, les aspirations de la société évoluent. Je pense que la France éprouve un profond besoin de renouveau ; c'est Nicolas Sarkozy qui l'incarne le mieux. Au bout d'un certain temps, les peuples éprouvent le besoin de changer, à l'étranger comme en France.
Comment jugez-vous l'action de la France au Liban ?
La France a joué un rôle utile. Mais j'estime que l'on ne pourra sortir de cette crise qui dure depuis plus d'un demi-siècle que par une solution globale et négociée. Le temps des solutions partielles et unilatérales est terminé. Pour régler vraiment le problème des frontières entre Israël, la Palestine et le Liban, et celui de leur sécurité, il faut réunir une conférence internationale, à laquelle seraient associés les pays arabes. Ce serait l'occasion pour l'Europe de démontrer enfin qu'elle est utile, et de ne pas s'en remettre toujours aux États-Unis.
Aujourd'hui commence à l'Assemblée le débat sur la fusion GDF-Suez. Êtes-vous favorable à ce projet ?
Est-ce que cette association met les deux entreprises plus à couvert d'une OPA ? Oui, dans la mesure où l'État détient 34% des actions. Mais il faut qu'il les conserve. Autre question : une fois fusionnées, les deux entreprises auront-elles une place réellement plus forte sur les marchés mondiaux ? En réalité, le vrai problème, c'est la libération du marché de l'énergie voulue par Bruxelles. Le fait est là, même si beaucoup regrettent la réglementation, il faut s'y adapter. C'est la raison pour laquelle je m'accommode du projet de fusion qui nous renforce.
Ségolène Royal, avec son socialisme atypique, représente-t-elle une menace sérieuse pour la droite ?
Je disais que la France éprouve un profond besoin de changement : Mme Royal en est l'une des manifestations. Sa façon d'être, sa façon de s'exprimer en termes simples sont des atouts. Les uns y voient la marque d'un défaut de compétence, d'autres le signe d'une liberté et d'une proximité dont les technocrates sont dépourvus. C'est une candidature qu'il serait prudent de ne pas sous-estimer.
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