23.11.2006
MAM et Villepin: halte au sabotage!
A l'université d'été de l'UMP, tous les leaders de la droite - y compris Michèle Alliot-Marie et Dominique de Villepin - affichaient l'unité de l'UMP.
Aujourd'hui, alors que le parti socialiste a désigné sa candidate, MAM et Villepin cherche à destabiliser Nicolas Sarkozy par une série de coups médiatiques, prenant prétexte de désaccords ponctuels sur telle ou telle partie du programme de l'UMP ou de Nicolas Sarkozy.
Les militants et sympathisants de l'UMP n'attendent qu'une seule chose: si ces gens veulent être candidat pour l'UMP, qu'ils en demandent le soutien et qu'ils n'affaiblissent pas le parti sur l'autel de leurs ambitions personnelles.
Pour ma part, je pense que, sans être d'accord avec la plupart de ces idées -du moins celles qu'elle a exprimées...- Ségolène Royal incarne une nouvelle génération de personne politique. Le seul qui puisse à droite incarner cette modernité, c'est Nicolas Sarkozy.
MAM a été à la tête du RPR pendant plusieurs années et elle n'a jamais marqué les esprits. Quant à Villepin, sa gestion du CPE a montré une totale déconnexion avec les réalités du terrain et la manière de faire passer une réforme difficile.
Si ces gens, qui sont des hommes et femmes de qualité, veulent briguer le soutien du parti et le respect des sympathisants, qu'ils se conforment aux règles.
En 2007, nous n'avons pas le droit à l'échec. Si Ségolène est élue, elle sera obligée de gouverner avec la gauche plurielle, majoritairement anti-européenne, favorable à la généralisation des 35h, hostile à toute réforme du service publique, convaincue que les retraites ne sont pas menacées et que la dette publique n'est pas un souci...
Ce que propose Nicolas Sarkozy, c'est de s'inspirer des succès de nos voisins Européens (Espagnols, Danois, Anglais, Hollandais) pour recréer un nouveau modèle social français où l'emploi est au centre.
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AGENDA UMP
Nous vous rappelons les évènements de cette semaine:
1- Le vote du projet de l'UMP auquel vous pouvez procéder dès maintenant.
Vous pouvez voter en ligne sur le site de l'UMP www.u-m-p.org
2- les 48heures de l'UMP ce Week end avec samedi les Etats Généraux de Paris à la Vilette.
Il s'agit de venir débattre du projet de l'UMP avec les candidats aux Législatives en présence de François FILLON et de Nicolas SARKOZY.
Les détails dans le lien ci-après:
http://www.u-m-p-paris.org/IMG/pdf/A5_etats_paris_web.pdf
Il est important de ce mobiliser pour montrer notre union.
10:02 Publié dans A chaud | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : UMP, Paris, Jeunes Populaires, Jeunes Populaires Paris, Politique, 2007
23.10.2006
35 heures: la responsabilité de la gauche
« Abaisser le temps de travail en pleine mondialisation, au moment où tous les pays étaient en train de renforcer leur compétitivité, a constitué une faute considérable à l'origine de la diminution du pouvoir d'achat » affirme François Fillon dans une interview au quotidien Le Parisien (21/10/06).
« Quand on fait le comparatif international des heures travaillées, on s'aperçoit que la France est grosso modo 20 % derrière les Espagnols, 27 % derrière les Danois, 33 % derrière les Britanniques et 40 % derrière les Américains » constate le conseiller politique de l’UMP. « Même avec des performances exceptionnelles en terme de productivité, tout le monde comprend que la France est pieds et poings liés par les 35 heures. (…). Il ne faut pas s'étonner, dans ces conditions, de voir notre pays reculer dans tous les grands classements internationaux à caractère économique, d'éducation ou de santé ».
« Pour permettre à la France de rattraper son retard », l’UMP propose « de libéraliser les heures supplémentaires directement au niveau de l'entreprise, indépendamment des accords de branche ». « Afin de rendre les heures supplémentaires plus attractives, tant pour les salariés que pour les entreprises, nous les détaxerons » assure celui qui a la charge d’élaborer le projet de l’UMP. Autre mesure importante : « la monétarisation du compte épargne temps : en clair, une partie des RTT placées sur les comptes épargne temps pourront être transformées en heures travaillées, et donc rémunérées, sur la base du volontariat ». « Ces mesures seront étendues bien évidemment à la Fonction publique ». « Au total, celui qui voudra rester aux 35 heures le pourra, celui qui voudra travailler aura la liberté de le faire ».
A la question « pourquoi ne pas revenir carrément sur la durée légale du travail », l’ancien ministre des Affaires sociales se fait l’avocat des salariés estimant qu’il serait inacceptable de leurs demander de « travailler 39 heures en étant payés 35 ».
Pour répondre à une préoccupation majeure des Français, à savoir la question du pouvoir d’achat, nous dirons aux Français : « vous pourrez travailler plus et si vous travaillez plus vous gagnerez plus grâce aux heures supplémentaires » assure François Fillon.
19:49 Publié dans Débat | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : UMP, Sarkozy, politique, 2007, Jeunes Populaires, Jeunes Populaires Paris
21.10.2006
Commentaires sur l'actualité
Le platane d'Yves Contassot
Le très moustachu adjoint vert de Bertrand Delanoë en charge des jardins et espaces verts empêche l'exécution d'une décision du Maire d'abattre un platane qui gêne la circulation du bus 91 dans le couloir de bus situé sur le Bvd de Port-Royal. Encore une belle preuve du fonctionnement sain et efficace de l'actuelle majorité municipale dont le très vénérable journal Le Monde s'est même fait l'écho.
Les assises pour les agresseurs de policiers?
Face à la hausse des faits de violence contre les forces de l'ordre, le Ministre de l'Intérieur, Nicolas Sarkozy, a notamment suggéré la possibilité de renvoyer les auteurs devant les assises.
Les syndicats de magistrats se montrent plutôt réservés sur une telle mesure arguant du fait qu'elle engendrerait des délais considérables. En réalité, cela n'est pas certain et ce pour plusieurs raisons. La première est que la Cour d'assise a normalement à connaître de crime ce qui explique la lenteur actuelle des instructions qui n'aurait pas lieu d'être s'agissant d'instructions dont le constat est plus simple. Ensuite, il ne s'agirait pas de renvoyer devant les assises tous les outrages mais seulement les aggressions physiques. Enfin, il ne faut pas s'étonner de l'hostilité des juges face à une telle mesure qui leur imposerait de partager leur pouvoir avec un jury (Ah Montesquieu...).
Débats internes au PS: perplexité et consternation
Alors qu'ils étaient sensés nous parler d'économie, les triplés socialistes n'ont pas expliqué une seule fois comment ils comptaient permettre la création de richesse dans la société. On croyait que la gauche avait tourné la page à l'instar de ses homologues européens mais il n'y a pas d'illusion à se faire: le Blair français n'est pas encore devant nous! (en tout cas, pas au Parti socialiste...)
18:33 Publié dans A suivre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : UMP, politique, Paris, Jeunes Populaires, Jeunes Populaires Paris, 2007, Sarkozy
05.10.2006
Principales propositions de l'UMP en matière de RECHERCHE
1. Augmenter le budget de l'enseignement supérieur de 50% en cinq ans (soit + 5 milliards d'euros) et l'effort de recherche de 40% (soit + 15 milliards d'euros, dont 4 à la charge de la puissance publique). Dépenses de R&D portées à 3% du PIB d'ici 2012.
2. Création d'un service public de l'orientation. Evaluation et transparence de la réalité des débouchés par filière et par université. Adaptation des flux d'entrée aux réalités des débouchés. Doubler les places en IUT et licences professionnelles.
3. Gouvernance renforcée des universités. Autonomie réelle pour les universités volontaires. Universités placées au centre de l'effort de recherche.
4. Dossier unique et dématérialisé pour les bourses et autres aides. Extension de l'attribution des bourses aux enfants des classes moyennes. Création de prêts à taux zéro, remboursables après l'entrée dans la vie active, pour l'autonomie des étudiants.
5. Multiplication du nombre d'étudiants bénéficiant du programme Erasmus (bourses de mobilité).
6. Valorisation du travail étudiant (notamment par la non prise en compte des revenus pour le calcul des plafonds de ressources pour les bourses et les aides au logement) et création d'emplois adaptés dans les universités (assistants de bibliothèques ; tutorat…)
7. Implication des régions dans l'amélioration de la vie étudiante. Effort massif sur le logement. Création de campus modernes. Ouverture beaucoup plus grande des bibliothèques.
8. Création de campus de recherche de haut niveau. Aménagement prioritaire du plateau de Saclay. Meilleure valorisation de la recherche fondamentale et académique.
9. Financement de la recherche selon une logique de projets pour promouvoir l'excellence scientifique. Evaluation des travaux scientifiques.
10. Revalorisation de la situation des post-doctorants et des jeunes chercheurs et amélioration des conditions de l'emploi scientifique. Attraction des chercheurs français partis à l'étranger et des meilleurs étudiants, chercheurs et enseignants étrangers.
11. Biotechnologies considérées comme une priorité nationale.
12. Encouragement des PME innovantes. Réservation d'une part de la commande publique et des contrats de recherche aux PME.
13. Grands programmes européens dans le domaine de l'innovation industrielle.
14. Inscrire l'accès de tout le territoire aux TIC, notamment Internet à haut débit, parmi les obligations du service universel. Equipement du territoire en très haut débit.
15. Effort massif de formation dans le domaine de la société de l'information sur la base d'une conférence annuelle des métiers et des filières.
16. Financement et soutien plus rapide et plus réactif en faveur des PME innovantes dans le domaine des TIC.
17:47 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Sarkozy, UMP, Politique, Jeunes Populaires, Jeunes Populaires Paris, 2007
04.10.2006
L'urgence de la réforme de l'enseignement supérieur
Par Claude Goasguen,
Député de Paris
Délégué général chargé de la Recherche et de l'Université à l'UMP.
Parue dans Le Figaro du 3 octobre 2006 ( www.lefigaro.fr )
La France vit depuis 1968 dans la crainte des manifestations étudiantes. Aucun gouvernement n'a réussi à réformer depuis, en profondeur, un système qui n'est plus adapté au monde moderne.
Personne ne peut se satisfaire de ce retard, ni les étudiants aux possibilités d'emploi raréfiées, ni les professeurs condamnés à une déqualification de fait, ni les chercheurs qui manquent de moyens. Les barèmes internationaux d'évaluation de nos universités, même s'ils sont controversés, sont révélateurs de notre lenteur à nous adapter.
Il est temps de proposer une véritable refondation de notre enseignement supérieur et d'ouvrir un vrai débat politique au niveau national, en sortant des éternels colloques et des rapports aussitôt oubliés. L'Université est la clef de l'économie de la connaissance de demain. Il est temps d'en parler et ce débat devra être au centre de l'élection présidentielle en 2007.
Deux impératifs politiques préalables s'imposent. D'abord, remettre l'éducation et en particulier l'enseignement supérieur au coeur de l'ascenseur social. Cela passe par l'élévation globale du niveau de formation, une diminution des échecs en premier cycle, une meilleure insertion professionnelle des diplômés. Ensuite, et cela sera plus difficile, l'Université doit accompagner le passage de la société à une économie performante du savoir : la symbiose entre Université, recherche et entreprise n'est pas un sujet tabou.
Les aménagements postérieurs à 1968 n'ont pas rompu totalement avec cette idée bien française que la finalité de l'Université n'est pas de s'adapter mais de transformer la société. Ce schéma postmarxiste fondé sur l'antagonisme entre l'Université et une société refusée dans son principe reste dans l'esprit assez répandu. Finissons-en définitivement avec cette vision passéiste.
Le débat opposera alors les conservateurs, corporatistes de droite et idéologues de gauche, unis à ceux qui, à droite comme à gauche, entendent mettre l'Université à l'heure de la mondialisation et de la compétitivité internationale.
Il faut d'abord régler la question des structures, de la diversification et de l'autonomie. On confond l'ouverture de service public de l'enseignement supérieur au plus grand nombre d'étudiants avec l'uniformisation des structures d'accès et de recrutement pour tous. Cette pratique méconnaît l'infinie diversité de l'enseignement supérieur. La généralisation des procédures d'une éventuelle sélection ne serait pas acceptée par des couches sociales qui voient, à juste titre, dans l'accès aux universités un facteur de mobilité et de progrès. Mais le refus de toute sélection entraîne à l'inverse un afflux d'étudiants qui coule l'ensemble du système. Il faudrait sans doute substituer à l'uniformité traditionnelle une approche diversifiée des structures universitaires.
La diversification d'accès selon les filières permettrait d'en finir avec celles sans débouché réel qui voient s'accumuler des milliers d'étudiants prolongeant indéfiniment leurs études. La diversification de fonctionnement au sein d'unités davantage autonomes paraît aussi nécessaire : on ne gère pas des unités de lettres classiques comme on gère des départements scientifiques. Cela permettrait de rapprocher les grandes écoles et les entités de recherche, trop éloignées des universités.
L'Université « de masse » uniforme, née du baby-boom, doit laisser place à des universités différenciées, complémentaires, regroupées et mises en concurrence par une évaluation systématique. Elles devront être regroupées pour parvenir à une vraie dimension internationale. Il est temps d'en finir avec la confusion entre aménagement du territoire et politique universitaire.
La question de l'autonomie passe surtout par les modalités de financement. Beaucoup de présidents d'université réclament une augmentation relative des droits d'inscription des étudiants, qui sont les plus bas d'Europe. On pourrait, là encore, diversifier les frais de scolarité en fonction de l'avancement de l'étudiant dans ses études, système qui s'accompagnerait de prêt garanti par l'État, remboursable après l'obtention d'un contrat de travail stabilisé.
Le système devrait permettre à chacun de surmonter les inégalités liées à l'origine sociale, en améliorant la qualité de vie des milieux universitaires dont le niveau se dégrade à tout point de vue et surtout dans le domaine du logement.
Mais nous serions loin du compte si l'on devait se limiter à l'augmentation de politiques déjà existantes. Nous ne pourrons pas longtemps faire peser sur l'État seul, l'ensemble du poids financier des universités pour parvenir à un rang compétitif. Les collectivités territoriales ne doivent plus se contenter de financer des locaux universitaires éparpillés sur le territoire national, et doivent être associées à la diversité des cursus universitaires, ce qui n'entame en rien la question « théologique » du diplôme national.
Il faudra intégrer bien sûr massivement le secteur économique privé et associatif à la refondation des universités. Des structures académiques pourraient collecter et récupérer une part des taxes professionnelles et d'apprentissage entre autres, une politique de défiscalisation devant se généraliser. En contrepartie, le secteur économique devra devenir un acteur à part entière, à l'instar de l'État et des collectivités territoriales. Le financement diversifié et multiple reste encore la meilleure garantie d'une autonomie.
Faut-il avoir peur de débattre de ces questions lors de la grande échéance politique de 2007 ? Devons-nous continuer à pratiquer la politique de l'autruche devant des faits probants de l'affaiblissement de nos structures universitaires ? À l'évidence les Français ont besoin de changements qui ne se borneraient pas à des discours et des réformettes. Demain l'économie du savoir dominera la France et le monde, peut-on imaginer que l'Université soit absente de ce changement de société ?
19:25 Publié dans Débat | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : UMP, Jeunes Populaires, Jeunes Populaires Paris, Sarkozy, 2007, politique
27.09.2006
Le mirage des modèles, par Alain Madelin
Tribune parue sur le site www.cerclesliberaux.com
Le modèle social démocrate suédois vient d’être désavoué. Le modèle travailliste blairiste est à bout de souffle. Oublions les modèles et cherchons les quelques règles économiques qui font le succès des réformes.
La France aime bien les modèles, à commencer par le sien. Et la glorification de notre «exception française» sert trop souvent d’alibi à ceux qui combattent les réformes nécessaires qu’ils dénoncent comme contraire à notre identité culturelle.
Nous avons cependant aussi une propension à invoquer des modèles étrangers qui pourraient inspirer quelques réformes. On se souvient de l’abondante littérature qui invitait naguère la France à suivre le «modèle rhénan» peu avant sa complète déconfiture. Plus récemment, en matière d’emploi on nous a donné le modèle danois ou encore le modèle canadien pour la réforme de l’Etat.
Le recul historique montre d’ailleurs que cette propension des hommes politiques français à admirer un modèle étranger commence le plus souvent au moment où celui-ci donne des signes d’essoufflement.
L’actualité vient de nous en apporter une nouvelle fois la preuve avec une partie la Gauche qui découvre les vertus du modèle social démocrate suédois au moment où les Suédois eux-mêmes choisissent de s’en débarrasser. La réalité c’est que si la Suède semblait bénéficier d’une insolente bonne santé économique celle-ci était essentiellement le résultat des réformes libérales (diminution de la taxation marginale, réforme de l’Etat providence, ouverture à la concurrence, indépendance de la Banque Centrale, privatisation partielle des retraites, chèque éducation...). Mais la volonté d’aller plus loin, de restaurer davantage de liberté sur le marché du travail, de baisser les impôts et d’élargir la sphère de la concurrence à des activités exercées aujourd’hui dans le cadre public, l’a emporté chez les électeurs.
De même, il y a quelques paradoxes à voir aujourd’hui Nicolas Sarkozy et même Ségolène Royal chercher à endosser le costume de Tony Blair au moment où son propre parti le pousse vers la sortie et où les conservateurs marquent des points. Ayant souvent fait nous-mêmes l’éloge du réformisme de Tony Blair, de ses propos courageux, on ne peut que se réjouir de cette dé-diabolisation d’un leader « libéral travailliste » dont il faut bien rappeler tout de même qu’il a vécu pour une bonne part à crédit sur l’héritage de Margaret Thatcher.
La réalité pour les libéraux c’est qu’il n’y a pas de modèle idéal, de modèle importable. En revanche, « le benchmarking » c’est à dire la comparaison des performances des solutions proposées par différents pays est fortement instructif. Il y à l’évidence à l’étranger des choses qui marchent mieux que chez nous. Mais ce serait assurément une erreur que de vouloir calquer les solutions étrangères pour résoudre nos problèmes.
Chaque « success story » est spécifique à un pays. Mais il existe cependant derrière chacun de ces «modèles» un cadre de règles économiques bien agencé qui en explique le succès : la responsabilité (on fait généralement plus attention lorsque l’on dépense son propre argent que lorsque l’on dépense celui des autres), l’ouverture à la concurrence pour améliorer le rapport qualité prix d’un bien ou d’un service par la privatisation ou la délégation d’un service d’intérêt général, la récompense des mérites du management, l’organisation de marchés pour permettre une allocation optimum du travail ou des capitaux, une très large liberté des prix et des contrats de travail sur le marché...
Ce n’est donc pas le pseudo modèle étranger qui doit être copié, c’est son cadre de règles économiques efficaces qui doit être adapté aux réalités des obstacles qui sont les nôtres pour être misent en oeuvre.
Dans un pays comme la France où pèsent si fortement les groupes de pression favorables au statu quo, les libéraux - parce qu’ils sont audacieux - sont des libéraux prudents. Ils se méfient des annonces théâtrales de grandes réformes. Ils croient davantage à l’ouverture de nos grands systèmes bloqués par l’introduction de germes de liberté pour permettre une offre plus large (les établissements scolaires autonomes, les assureurs sociaux concurrents dans le cadre d’une délégation de gestion de service public...) et ouvrir des espaces de choix individuels à côté (ou à la place) des choix collectifs.
Bref, s’il n’existe pas de modèle étranger idéal à copier, il existe en revanche des lois économiques liées au comportement humain dont le respect peut permettre de créer un modèle français d’efficacité, de plein emploi et de prospérité partagée.
| Alain Madelin |
19:08 Publié dans Débat | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : UMP, Jeunes Populaires, Jeunes Populaires Paris, Politique, 2007
18.09.2006
Défaite du contre-modèle suédois
Le fameux « modèle suédois » dont le parti social démocrate a été l’artisan est en effet souvent pris en exemple par les socialistes français sur le thème : forte redistribution, faible taux de chômage, services publics dynamiques, etc.
Plusieurs bémols sont à apporter. D’abord, sur le service public et sa gestion, l’approche suédoise est loin du modèle étatiste français. Tout d’abord, la Suède a grandement rationalisé la gestion de ses services publics en réduisant les effectifs, les dépenses et en améliorant la productivité. En outre, elle n’a jamais eu peur d’employer des prestataires privés y compris au niveau des chemins de fer.
Pour ce qui est du modèle social, le constat qui s’impose aujourd’hui est que le fameux Etat providence suédois protège tellement bien les citoyens qu’il finit par les étouffer. Ainsi, des études ont montré que le taux de chômage officiel était très loin de la réalité et qu’on pouvait considérer qu’il dépasse les 10% si on adopte les critères OCDE.
En fait, le très généreux système de couverture social dissuade de nombreuses personnes de rechercher un emploi. Par ailleurs, le dynamisme entrepreneurial est en panne. La fiscalité confiscatoire (impôt sur le revenu à 60%) servant à financer une sécurité sociale dispendieuse, constitue un indéniable frein à la création. D’ailleurs, l’essentiel des grandes entreprises suédoises d’aujourd’hui ont été créées il y a plus de 50 ans.
En réalité, la Suède a longtemps vécu sur les dividendes de sa position de pays neutre pendant la deuxième guerre mondiale. Banquier et marchand d’armes à la fois des nazis et des alliés, ce pays n’a pas eu de perte de population ni à supporter le coût de sa reconstruction.
Aujourd’hui, les effets positifs de cette manne tendent à s’estomper et les réalités économiques reprennent le dessus. Le modèle suédois n’est ni copiable ni même un modèle : c’est un contre-modèle.
Comment qualifier autrement un système où l’administration absorbe la majeure partie des richesses du travail dans le seul but de les redistribuer sans contrepartie. Est-ce une société qui appelle au dépassement de soi ? Est-ce là l’avenir ? Comment imaginer qu’un Eiffel, un Peugeot ou un Ford puisse émerger dans une société où le seul objet est de préserver un confort illusoire et paralysant.
Espérons que les réformes à venir libère toutes les énergies dont recèle la jeunesse suédoise et qui apparaissent lors des évènements sportifs.
David Méheut
11:17 Publié dans L'Europe et le Monde | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : UMP, 2007, Sarkozy, Jeunes Populaires, Jeunes Populaires Paris, Actu
15.09.2006
Carte Scolaire: mettre fin aux injustices!
Tribune d'Alain Madelin dans le Journal Le FIGARO du 14 septembre (www.lefigaro.fr )
Voici donc la suppression de la carte scolaire au coeur du débat de la présidentielle. Enfin !
La carte scolaire aujourd'hui (de son vrai nom la sectorisation) loin de favoriser la mixité sociale comme ça en était l'objectif, en affectant chaque élève à un établissement déterminé par son domicile, est devenue profondément injuste. Elle enferme les enfants des cités ghettos dans des écoles ghettos quelle que soit la bonne volonté des enseignants. On sait les mille et une ruses des parents, les plus favorisés, les plus motivés ou les mieux initiés (c'est souvent le cas des enseignants) pour échapper à cette carte forcée au travers d'établissements privés, de domiciles fictifs ou d'options rares.
Depuis toujours, les libéraux proposent de donner à tous les parents la liberté de choix de l'école de leurs enfants. D'abord, parce qu'il s'agit là d'une liberté fondamentale plébiscitée par 90% des Français. Pourquoi les responsables politiques refuseraient-ils d'accorder aux enfants des autres la liberté de choix qu'ils s'octroient le plus souvent au profit de leurs propres enfants ?
Ensuite, parce que c'est une liberté que pratiquent sous des formes diverses la quasi-totalité des pays autour de nous.
Enfin – et surtout – parce que c'est une forme de justice à laquelle aspirent celles et ceux dont les enfants sont les victimes des échecs de notre système éducatif.
Cette idée, encore iconoclaste hier, trouve aujourd'hui de nombreux supporters. Nicolas Sarkozy n'hésite pas à critiquer la carte scolaire, et l'UMP envisage sa suppression à terme. Plus étonnant, Ségolène Royal propose d'ouvrir une liberté de choix aux parents et affirme même que «l'idéal serait de supprimer la carte scolaire». Et pour ne pas être en reste, le ministre de l'Éducation nationale Gilles de Robien se propose «d'assouplir la carte scolaire».
Bien entendu, même si des enseignants sont de plus en plus nombreux à se poser des questions devant les injustices criantes de la carte scolaire, de tels propos ne pouvaient que provoquer une levée de boucliers. Les arguments des opposants ne sont pas sans valeur. La diversification de l'offre éducative et la liberté de choix ne vont-elles pas jouer au bénéfice des élèves déjà les plus favorisés ? Ne restera-t-il pas alors, au sein de l'école publique, que les enfants les plus défavorisés, ayant le moins d'aptitude personnelle et le moins de soutien de leur entourage familial ? Que deviendront les établissements délaissés ? N'y a-t-il pas un risque de communautarisation à rebours de l'intégration républicaine ?
C'est pourquoi la suppression de la carte scolaire n'a de sens que si elle s'inscrit dans une réforme plus large qui allie la liberté de choix des parents et s'accompagne d'une diversification de l'offre scolaire au moyen d'une plus large autonomie des établissements. À une plus grande liberté des parents doit correspondre une plus grande liberté des enseignants.
Supprimer la carte scolaire dans un système scolaire inchangé ne ferait que renforcer les phénomènes «d'écrémage» et de sélection «à rebours», soit par l'argent en direction des établissements privés, soit par diverses techniques de contournement connues d'un public d'initiés en direction de grands établissements publics à l'excellence reconnue (les gagnants aux palmarès des lycées et des collèges régulièrement publiés par la presse). C'est pourquoi la suppression de la carte scolaire doit s'accompagner d'une démarche vers l'autonomie des établissements, ou à tout le moins d'un statut de pleine autonomie à financement garanti aux établissements qui le souhaitent afin de permettre d'élargir l'offre scolaire au-delà des normes d'excellences traditionnelles qui ne conviennent pas à tous les enfants et ne permettent pas d'épanouir tous les talents.
Déjà, les quelques expériences d'autonomie ont montré l'extraordinaire capacité des enseignants et des chefs d'établissements à faire une meilleure école et à adapter l'éducation au plus près de la réalité des élèves : composition des classes, des groupes de niveau, tutorat, rythmes scolaires, contenu de l'enseignement et méthodes pédagogiques, utilisation des nouvelles technologies de formation...
Aussi la suppression de la carte scolaire, ou tout le moins son aménagement, constitue, sans qu'il soit besoin de grande réforme, si elle est accompagnée par un statut d'établissement autonome, le socle d'une vraie rénovation de notre système éducatif. C'est là une approche progressive et progressiste. Il est heureux que cette idée émerge au coeur du débat de la présidentielle.
On peut certes encore aller plus loin et reprendre l'idée avancée par les libéraux au début des années 1980, à l'instar de Nicolas Sarkozy aujourd'hui, qui propose d'offrir à chacun «un compte épargne formation, c'est-à-dire un compte initial de formation, par exemple de 20 années, qui s'épuisera au fur et à mesure des années d'études». (1)
Propositions révolutionnaires ? Pas tant que ça. On les retrouve chez des personnalités aussi différentes que Jean Jaurès, Léon Blum, Jacques Delors, le général de Gaulle ou François Mitterrand...
Propositions de justice sociale ? Certainement. Les meilleurs supporters de ces idées sont aujourd'hui les familles les plus défavorisées des quartiers les plus difficiles. Assurément, pour ces parents, la liberté de choix de l'école de leur enfant qui leur permet d'échapper à la ségrégation urbaine, la multiplication d'établissements autonomes qui leur permettent de briser la contagion de l'échec scolaire et de trouver l'enseignement le mieux adapté à leurs enfants, et plus encore, un capital éducation qui permet de rouvrir des chances à ceux qui ont connu l'échec, constitue un système plus égalitaire et plus juste.
19:14 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : UMP, Jeunes Populaires, Jeunes Populaires Paris, Politique, 2007, Actu
Retraites: Sarkozy affiche sa volonté d'agir
A l'occasion de la convention de l'UMP consacrée au Logement, jeudi 14 septembre, Nicolas Sarkozy a assuré que l'UMP, en cas de victoire en 2007, conduira la réforme des régimes spéciaux de retraite.
"Ceux qui veulent expliquer aux Français qu'avec moins de cotisants, plus de retraités, qui vivent plus longtemps, il n'y a pas besoin de réforme, eh bien ils n'ont pas la même conception du courage politique (que moi), parce que le courage en politique, c'est de dire la vérité" a fait valoir le président de l'UMP.
Et de plaider pour une réforme "concertée". "Je sais d'expérience qu'une bonne réforme est une réforme concertée, qui a du dialogue, où il y a un constat partagé" a-t-il affirmé.
"Nous demanderons au conseil d'orientation des retraites de faire un constat, de tracer des pistes" et "discuterons avec les partenaires sociaux que je ne considère pas comme des adversaires mais comme des hommes et des femmes responsables et raisonnables" a-t-il ajouté.
14:41 Publié dans Actu nationale | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Sarkozy, politique, UMP, Jeunes Populaires, Jeunes Populaires Paris, 2007

