05.10.2009

L'état des transports pour handicapés en Ile de France

Voici un article provenant d'Handipop, co-rédigé par un de nos militants, Nicolas.

 

Il traite de la situation des transports en Ile de France vue par les handicapés et du travail non effectué par les socialistes et les verts pendant ces 10 dernières années. L'article est assez long, mais il est édifiant.

 

Napoléon disait « les Etats font la politique de leur géographie ». Cette belle phrase pourrait s'appliquer aux régions. L'art. L 1511-1 du Code Général des Collectivités Territoriales dispose que "la région coordonne sur son territoire les actions de développement économique des collectivités territoriales et de leurs groupements, sous réserve des missions incombant à l’Etat." S'il est bel et bien un domaine qui participe activement à l'aménagement du territoire et au développement économique, ce sont les transports.

Selon la catégorie envisagée, la gestion des transports est partagée entre les collectivités territoriales (région, département, commune voire les établissements de coopération intercommunale). La région a pleinement compétence dans les domaines suivants:

- les transports routiers non urbains d'intérêt régionaux : créations de lignes LER destinées à compléter voire suppléer les TER, notamment pendant des travaux d'aménagement;

- les transports ferroviaires: la région établit et actualise le plan régional des transports qui organise les lignes ferroviaires d'intérêt régional après consultation des départements;

- les transports aériens : les aérodromes qui ne figurent pas dans la liste établie par le décret 2005-1070 du 24 août 2005 sont gérés par les régions conformément à l'art 28 de la loi 2004-809 du 13 août 2004;

- le transport maritime de commerce: comme les aéroports, la propriété, l'aménagement, l'entretien et la gestion des ports est décentralisée conformément à l'art 30-I de la loi 2004-809 du 13 août 2004.

Ce bref listing des compétences régionales en matière de transport montre à tel point les attentes sont importantes vis-à-vis des régions. Refuser d'investir dans les infrastructures des transports, comme l'ont fait nombre de régions, dont l'Ile-de-France à un niveau caricatural, c'est condamner une région entière à la paupérisation!

Comme le montre le débat sur le Grand Paris, c'est par la mise en place d'infrastructures coordonnées qu'on arrive à désenclaver des îlots de population et créer une nouvelle dynamique. Cette dynamique entraîne des conséquences tant sur le plan économique (création de bassins d'emplois) qu'intellectuel (créations de pôles de compétence) voire sur le plan de la sécurité! Car ne nous voilons pas la face; si certaines banlieues sont soumises à cette pression de la violence urbaine, c'est en grande partie en raison de l'abandon de certains territoires par les régions. Des territoires situés loin de toute sphère économique active où se concentre la misère que des centres urbains ne veulent pas voir. L'ensemble de Clichy-Montfermeil est une triste illustration de cet abandon urbain mais inhumain! Est-ce pour en arriver là que la Gauche, qui s'arroge régulièrement le monopôle du coeur, a géré pendant ces douze ans l'ïle-de-France?

Dans les années 50-60 on a créé des autoroutes pour relier des régions entre elles. A présent on doit créer des réseaux à la fois respectueux de l'environnement, rapides et fiables pour relier des bassins économiques isolés. La création de nouveaux réseaux ferrés répond en grande partie à cette triple exigence. Or créer des réseaux est utile à la condition, non négligeable, de les entretenir et les améliorer sur le long terme. Et c'est bien dans ce domaine que les régions pèchent soit par ignorance soit par incompétence. Combien de régions ont promis de rendre les transports gratuits pour les jeunes ? Comment peut-on expliquer qu'à l'aube du XXIème siècle, la majorité des transports en commune d'une aussi belle et importante capitale que Paris soient aussi mal entretenus, inadaptés aux femmes en poussettes et aux personnes en situation de handicap?

Car s'il est bel est bien un domaine où les citoyens en situation de handicap ont bien à se plaindre c'est bel et bien dans l'aménagement des transports! Combien de gares n'ont pas encore prévu d'insérer des guichets d'accueil dans des boucles magnétiques pour les personnes sourdes? Combien de stations de métros ou de RER sont impraticables aux personnes à mobilité réduite en raison d'absence d'escalators (ou d'escalators en permanence en panne)? Combien de rames de métros et trains sont désertées par les personnes mal-voyantes et aveugles au motif, tout à fait compréhensible, qu'aucune indication sonore n'est prévue pour les orienter? Est-ce pour en arriver là que les citoyens ont dû subir une hausse moyenne de 35 % des impôts régionaux (taxes foncière, professionnelle et sur les cartes grises, auxquelles s’ajoute depuis 2007 la TIPP, taxe sur l’essence)?

Autant de signes de faiblesses qui doivent nous faire réagir face à l'inaction et l'indolence de nos régions! La Gauche doit assumer, de toute évidence, ses erreurs et payer le prix de son irresponsabilité! La Gauche n'a pas une culture d'investissement mais de dévêtement!

Luttons tous ensemble pour des transports enfin accessibles, modernes et dignes d'un pays développé!

03.09.2009

Les socialistes ne nous épargneront rien...

Et une nouvelle polémique concernant Ségolène Royal : elle se croit investie d'une mission consistant à être la représentante mondiale au niveau des Nations unies pour la coopération décentralisée sur les énergies renouvelables. Rien que ça. Sauf que c'est faux : elle a été contactée en tant que simple président de région, ni plus ni moins.

 

Lorsque je vois donc l'hypocrisie de Delanöe, la mégalomanie et mythomanie de Ségolène Royal, la malhonnêteté de Huchon, je me dis que les maires et présidents socialistes de régions ne sont pas des plus sérieux. J'apprécie beaucoup les pieds nickelés, mais pas en politique ou lorsqu'ils ont des responsabilités...

 

A côté de ces personnages, il y a Valérie Pécresse : une femme politique posée, courageuse, pleine de sang froid, dynamique et prête à affronter les problèmes des franciliens pour les résoudre. Inutile qu'elle ferait une bien meilleure présidente d'Ile de France que les socialistes et leurs alliés qui n'ont pas fait grand chose en 10 ans.

 

27.08.2009

Les Verts déposent le bilan de leur gestion commune de l’Ile-de-France depuis 1998


Je me permets de reprendre ici le billet que Jean-Baptiste Olivier a publié sur son blog récemment (disponible ici : blog de Jean-Baptiste Olivier). Il traite de la volonté révélatrice des verts de présenter une liste séparée de la liste socialiste.

 

La secrétaire nationale des Verts, Mme Duflot, vient d’officialiser sa candidature, et par la même occasion la constitution d’une liste indépendante, aux élections régionales de l’année prochaine.

Au-delà des calculs politiques bien compréhensibles, les Verts ne voulant pas s’allier à un parti en décomposition, c’est bien un terrible constat d’échec dont il s’agit. En effet, la « gauche plurielle » gère notre région depuis bientôt 12 ans. Depuis 1998, les Verts et les socialistes se sont toujours présentés unis et ont décidé et voté ensemble la politique régionale. Le bilan actuel est donc le leur. Il n’y a pas de « droit d’inventaire ».

Ainsi, lorsque Mme Duflot dit qu’elle veut proposer un « autre projet », et qu’elle veut faire de l’Ile-de-France un modèle d’éco-région, elle fait le constat amer de l’échec de leur politique commune. En 12 ans, en deux mandats, que n’ont-ils pas eu le temps de faire leurs preuves dans ce domaine ?

M. Huchon ne s’y trompe pas : il estime que les partis qui gouvernent la région doivent assumer ensemble leur bilan et se présenter unis dès le 1er tour. Ne pas le faire reviendrait à remettre en cause cette formidable collaboration, qui fut pourtant si productive pour les Franciliens.

Il sera en effet bien difficile de faire comprendre à ces derniers que le fait que les Verts se présentent contre le PS n’est pas le signe d’un dépôt de bilan.