15.02.2008

Huit mois

Huit mois. Huit petits mois ont donc suffi pour voir s'effondrer la fabuleuse côte d'amour d'un Président triomphalement élu. C’était en mai 2007 et tout semblait lui réussir. Jusqu'à la fin de l'année dernière, Nicolas Sarkozy paraissait indéboulonnable : Président hyperacitf, intelligence politique hors du commun, opposition morte pour longtemps...

Et tout d'un coup, en à peine une semaine, c'est un véritable effondrement. Du jour au lendemain, les Français détestent celui qu'ils ont adoré, celui dans lequel ils avaient mis tant d'espoirs.

Cette chute vertigineuse est aussi irrationnelle que l'exceptionnel état de grâce dont il avait bénéficié. Nicolas Sarkozy n’a pas été élu parce que les Français l’aimaient, ou le trouvaient sympathique, comme cela a pu être le cas pour Jacques Chirac. Ils l’ont choisi parce qu’ils ont cru en son programme réformiste et en son discours volontariste, susceptible de sauver notre pays du marasme dans lequel il se trouve.

Il n’y a donc pas de raison de l’aduler : sa côte d’amour était excessive.

C’est là que le Président s’est trompé. L’élection présidentielle n’est pas une déclaration d’amour, elle ne permet pas tout. Les Français n’ont pas voulu d’un Kennedy, ni d’un Prince de Monaco. Ils ont choisi un réformateur tout entier consacré à sa tâche.

La pratique du pouvoir de Nicolas Sarkozy est seule en cause. Elle a été très néfaste à son image, pour ne pas dire à la fonction qu’il a l’honneur d’occuper. Fêter sa victoire au Fouquet’s avait quelque chose de choquant. Ont suivi les vacances sur le yacht, puis aux Etats-Unis… L’affichage ostentatoire du luxe, la soif du showbiz n’ont pas été du goût des millions de citoyens populaires qui l’ont élu. L’arrivée de Carla Bruni a mis le feu aux poudres. Il y a assez de stars dans les magazines people sans y ajouter notre Président de la République  : ce n’est pas là que les Français l’attendaient.

Or, si huit mois suffisent pour détruire une image, ils ne suffisent pas pour redresser un pays en déclin.

C’est là que l’effondrement du Président a un côté irrationnel. Marque légitime d’une impatience à voir les choses s’améliorer, et qui avait nourri la victoire de 2007, ce décrochage brutal est surtout guidé par les éléments passionnels évoqués à l’instant. En effet, dans le même temps, le Premier Ministre François Fillon, qui « conduit la politique de la Nation  », se maintient voire progresse dans ces mêmes sondages. Ce qui accrédite l’idée que les Français ne rejettent pas les réformes qu’ils ont appelées de leurs vœux il y a huit mois, et qu’ils voient en Fillon le réformateur discret et déterminé qu’il a toujours été. Nicolas Sarkozy doit donc tirer les conséquences qui s’imposent à la lecture de ces sondages concordants, et qui démontrent une extrême perspicacité, en même temps qu’une grande logique du peuple français. Il doit redevenir le Président de la V ° République qu’il aurait toujours dû être.

C’est pour toutes ces raisons que j’ai été déçu dès le premier jour de sa présidence. Mais c’est surtout pourquoi, au moment de la crise qu’il traverse, je lui apporte plus que jamais tout mon soutien : il reste le seul homme capable de réformer la France. Il doit redevenir le Sarkozy que les Français ont élu : sans paillettes, ni « ouverture » incompréhensible pour son électorat.

Sanctionner la droite et le centre à l’occasion des Municipales n’aurait pour conséquence que d’aggraver un peu plus la situation en créant une crise politique majeure.

Jean-Baptiste OLIVIER

12.12.2007

Un candidat "d'ouverture" pas trés différent!

Nous venons d’apprendre que Bruno Julliard, le désormais célèbre président de l’Unef, le « syndicat » étudiant, sera candidat sur la liste socialiste dans le 13ème arrondissement.

 

 

Cette candidature illustre parfaitement le bilan et le projet de messieurs Delanoë et Coumet : l’idéologie, la tromperie et le blocage.

 

 

L’idéologie d’abord ! la majorité rose-verte-rouge mène depuis 2001 une politique doctrinale, notamment en matière de logement et d’environnement. Le 13ème arrondissement en est malheureusement une des principales illustrations avec les aménagements de l’avenue des gobelins et du boulevard Saint-marcel qui ont tué le commerce de proximité, avec pour seul résultat la création des embouteillages la nuit. M. Julliard et l’Unef ont depuis plusieurs années, nonobstant les difficultés réelles de beaucoup d’étudiants en matière d’insertion professionnelle, refusé toute avancée visant à les résoudre et cela sur les seuls fondements du refus du marché et du rejet de l’entreprise.

 

 

La tromperie ensuite ! Afin de masquer ses propres échecs patents, la majorité municipale tente de s’approprier les mérites des réalisations de ses prédécesseurs. Le duo Blisko/Coumet a prétendu être à l’origine de l’extension de la ligne 14 jusqu’à Olympiades alors que ce projet était sur les rails bien avant 2001 et doit beaucoup plus à l’action de Jacques Toubon et Patrick Trémège. Le parti de Julliard, après avoir approuvé pendant l’été la réforme du ministre de l’enseignement supérieur Valérie Pécresse, s’est retrouvé à l’origine de l’activisme d’une minorité visant à troubler le bon fonctionnement de l’université et cela sur des arguments infondés (sélection à l’entrée des universités, hausse des droits d’inscription, désengagement financier de l’Etat). Sentant le mouvement lui échapper, M. Julliard invoque pour mettre fin au mouvement, un engagement pluriannuel écrit quant aux moyens de l’université, engagement soit disant plus solide que les promesses verbales obtenues pendant l’été. Or, en tant que « juriste », qui plus est spécialisé en droit public, M. Julliard ne pouvait manquer de savoir qu’un engagement financier de l’Etat excédant un an ne peut avoir aucune valeur.

 

 

Le blocage enfin ! De l’opposition et de la population, empêchées de s’exprimer à l’occasion de cette parodie de démocratie de proximité que constituent les conseils de quartiers. Noyant les citoyens dans des termes techniques et leur interdisant de s’exprimer, les représentants de la majorité procèdent à un blocage total de ces instances. La minorité d’activistes au sein des facultés a, au détriment de ceux qui ont le plus besoin d’étudier (étudiants étrangers ou d’un milieux modeste qui doivent par conséquent travailler l’été pour financer leurs études), fait voter des blocages dans des « AG » ou seuls avaient droit de cité leurs sympathisants. En procédant ainsi, l’Unef de Bruno Julliard n’a pas seulement n’a pas seulement enfreint les principes démocratiques essentiels, il a eu recours à des méthodes illégales, donc inacceptables. Les buts politiques ne permettent pas tout et surtout pas de remettre en cause l’autorité de la loi !

 

 

Les nombreuses convergences entre M. Julliard et l’actuelle majorité donne au moins au choix de cette candidature le mérite de la cohérence. Il est donc assez causasse d’entendre l’intéressé se présenter comme un candidat « d’ouverture », surtout lorsque l’on connaît les liens étroits qui ont toujours uni l’Unef au parti socialiste et plus particulièrement M. Julliard à de nombreux de ses responsables.

 

 

Quoi qu’il en soit, si compte tenu de tout ce qu’il vient d’être rappelé, l’ancien président de l’Unef est considéré par Messieurs Delanoë et Coumet comme un candidat d'ouverture, on peut aisément imaginer le sectarisme qui les anime. Notre arrondissement n’en a définitivement pas besoin!

 Wyssam Mansour

06.07.2007

Une candidate mobilisée, un projet concerté

Notre candidate à la mairie de Paris Françoise de Panafieu a, à l’occasion d’une réunion avec l’ensemble des élus parisiens, à laquelle notre RDJ a tenu à nous faire participer, exposé le calendrier ainsi que les différents axes de sa campagne municipale.

    

Les nombreuses propositions présentées hier, qui ont vocation à répondre aux principales préoccupations des Parisiens, sont autant de réponses au bilan calamiteux de la majorité rose-verte-rouge sortante, notamment en matière de circulation, de logement, de propreté, de concertation ou encore de développement économique. Paris ne joue en effet plus son rôle de locomotive. Le taux de chômage parisien aura par exemple sous cette mandature constamment demeuré plus élevé que la moyenne nationale.

     

Il s’agira d’une campagne de terrain et de proximité, mettant en avant des candidats d’expérience, connaissant sur le bout des doigts l’ensemble des enjeux locaux. Il va de soi que pour le XIIIème arrondissement, le nom de Patrick Trémège s’impose clairement. Françoise de Panafieu a aussi parlé de « sang neuf » : c’est le signe d’une grande ouverture aux jeunes.

  

Le projet définitif sera arrêté à la fin de l’année à la suite d’une large concertation avec les élus et la population qui, malgré les nombreux affichages de la mairie, dont les conseils de quartiers sont les plus symptomatiques, se rend compte de l’opacité de la gestion socialiste.

    

Notre candidate a véritablement fait preuve hier d’une grande maîtrise des dossiers et d’une capacité de rassembler derrière elle l’ensemble des Parisiennes et des Parisiens. Nous sommes, grâce à elle, dorénavant tous mobilisés et pleins d’espoir. Tous les élus UMP de Paris ont le devoir de soutenir la seule candidate capable de nous mener à la victoire l’année prochaine, et qui bénéficie par ailleurs de la légitimité la plus incontestable, celle conférée par le suffrage des militants de notre famille politique.

 

 

Wyssam Mansour

Une équipe soudée mais ouverte

Je tenais à remercier  toutes celles et ceux qui étaient présents à notre dîner de fin campagne qui fut très convivial.

Les élections présidentielles et législatives nous ont permis de créer une équipe soudée, qui prend plaisir à travailler à ensemble. C’est un bien précieux que l’on ne peut constater que dans très peu d’autres endroits.

Le rendez vous est pris pour le mois de Septembre ou nous devrons redoubler d’énergie. Les 20 personnes présentes hier constituent la base d’une équipe qui a vocation à s’élargir encore considérablement. Tous ceux qui veulent s’engager pour Paris, pour le 13ème arrondissement sont les bienvenus. Ils seront accueillis dans la fraternité qui nous est propre.

Chacun pourra et devra prendre un rôle éminent dans la campagne qui s’annonce.

 

A très bientôt les amis

 

Wyssam Mansour