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26.02.2008
Haro sur Sarko !
On le voit, plus que jamais depuis quelques semaines, tous les moyens sont bons pour abattre Nicolas Sarkozy.
Toujours aussi détesté par la frange gauche et extrême gauche de l'électorat, il est victime à la veille des élections municipales de la même stratégie que celle qui avait battu son plein pendant la présidentielle. On fait flêche de tout bois pour tirer sur Sarko. C'est une opération de destruction massive.
Détestation est bien le mot. Comment un citoyen, même opposé au Président, peut-il lui cracher au visage : "Touche-moi pas!" "Tu me salis !" ?
On comprend aisément devant un tel mépris des règles élémentaires de la démocratie que N. Sarkozy ait répondu avec une certaine franchise.
Cette liberté de ton est d'ailleurs sa marque de fabrique. N'a-t-il pas été élu pour ça ? Parce qu'il parle librement, avec tout le monde de la même manière. Il est regrettable de faire semblant de s'en apercevoir aujourd'hui.
Les Français ont été séduits par sa franchise, sa vivacité, son courage. Le Président aurait-il tort de rester fidèle à lui-même?
Ce qui est important dans cette "affaire", c'est qu'elle n'aurait jamais due occuper la place qu'elle occupe. Les socialistes font mousser tout ce qu'ils peuvent pour faire oublier le vide sidéral de leur programme. Et les médias suivent.
Tout ce qui peut permettre d'éviter de parler du fond arrange la gauche, qui compte ainsi emporter une large victoire aux municipales sur une incroyable manipulation des esprits. Cette malhonnêté intellectuelle doit être dénoncée.
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15.02.2008
Huit mois
Huit mois. Huit petits mois ont donc suffi pour voir s'effondrer la fabuleuse côte d'amour d'un Président triomphalement élu. C’était en mai 2007 et tout semblait lui réussir. Jusqu'à la fin de l'année dernière, Nicolas Sarkozy paraissait indéboulonnable : Président hyperacitf, intelligence politique hors du commun, opposition morte pour longtemps...
Et tout d'un coup, en à peine une semaine, c'est un véritable effondrement. Du jour au lendemain, les Français détestent celui qu'ils ont adoré, celui dans lequel ils avaient mis tant d'espoirs.
Cette chute vertigineuse est aussi irrationnelle que l'exceptionnel état de grâce dont il avait bénéficié. Nicolas Sarkozy n’a pas été élu parce que les Français l’aimaient, ou le trouvaient sympathique, comme cela a pu être le cas pour Jacques Chirac. Ils l’ont choisi parce qu’ils ont cru en son programme réformiste et en son discours volontariste, susceptible de sauver notre pays du marasme dans lequel il se trouve.
Il n’y a donc pas de raison de l’aduler : sa côte d’amour était excessive.
C’est là que le Président s’est trompé. L’élection présidentielle n’est pas une déclaration d’amour, elle ne permet pas tout. Les Français n’ont pas voulu d’un Kennedy, ni d’un Prince de Monaco. Ils ont choisi un réformateur tout entier consacré à sa tâche.
La pratique du pouvoir de Nicolas Sarkozy est seule en cause. Elle a été très néfaste à son image, pour ne pas dire à la fonction qu’il a l’honneur d’occuper. Fêter sa victoire au Fouquet’s avait quelque chose de choquant. Ont suivi les vacances sur le yacht, puis aux Etats-Unis… L’affichage ostentatoire du luxe, la soif du showbiz n’ont pas été du goût des millions de citoyens populaires qui l’ont élu. L’arrivée de Carla Bruni a mis le feu aux poudres. Il y a assez de stars dans les magazines people sans y ajouter notre Président de la République : ce n’est pas là que les Français l’attendaient.
Or, si huit mois suffisent pour détruire une image, ils ne suffisent pas pour redresser un pays en déclin.
C’est là que l’effondrement du Président a un côté irrationnel. Marque légitime d’une impatience à voir les choses s’améliorer, et qui avait nourri la victoire de 2007, ce décrochage brutal est surtout guidé par les éléments passionnels évoqués à l’instant. En effet, dans le même temps, le Premier Ministre François Fillon, qui « conduit la politique de la Nation », se maintient voire progresse dans ces mêmes sondages. Ce qui accrédite l’idée que les Français ne rejettent pas les réformes qu’ils ont appelées de leurs vœux il y a huit mois, et qu’ils voient en Fillon le réformateur discret et déterminé qu’il a toujours été. Nicolas Sarkozy doit donc tirer les conséquences qui s’imposent à la lecture de ces sondages concordants, et qui démontrent une extrême perspicacité, en même temps qu’une grande logique du peuple français. Il doit redevenir le Président de la V ° République qu’il aurait toujours dû être.
C’est pour toutes ces raisons que j’ai été déçu dès le premier jour de sa présidence. Mais c’est surtout pourquoi, au moment de la crise qu’il traverse, je lui apporte plus que jamais tout mon soutien : il reste le seul homme capable de réformer la France. Il doit redevenir le Sarkozy que les Français ont élu : sans paillettes, ni « ouverture » incompréhensible pour son électorat.
Sanctionner la droite et le centre à l’occasion des Municipales n’aurait pour conséquence que d’aggraver un peu plus la situation en créant une crise politique majeure.
Jean-Baptiste OLIVIER
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